Pas encore d’accord de sortie de crise à l’école. Il faudra attendre l’arbitrage du premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour voir signer dans ce sens un document entre le gouvernement et les syndicats du secteur Education/Formation. En effet, selon nos informateurs issus du ministère en charge de l’Education nationale et des leaders syndicaux du milieu, les discussions de l’atelier ouvert le 10 avril 2019 au Wharf-Hôtel de Grand-Bassam, n’ont jusque-là pas permis aux parties d’accorder leurs violons. Celles-ci peinent à boucler un communiqué final même si des accords de principe ont déjà été obtenus sur des points. Il s’agit notamment des cours du mercredi qui va faire l’objet d’un atelier d’évaluation, lequel permettra d’apprécier et de décider de sa suppression ou non en fonction des résultats ; de l’octroi de l’indemnité contributive au logement aux familles d’emploi du secteur Education/Formation qui jusque-là n’en sont pas bénéficiaires ; de l’ouverture de la formation à l’Ipnetp des enseignants ex-grade A2 ; de la réforme de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (Etfp) et du retrait de l’organisation du concours de promotion des Instituteurs adjoints (Ia) au grade d’Instituteurs ordinaires (Io) par le ministère de la Fonction publique et son attribution au ministère de l’Education nationale. Si ces avancées sont saluées, des points importants restent en suspens. Et des désaccords à lever. A ce niveau, l’on relève la revendication relative à l’accès à la fonction de chef d’établissement des personnels d’éducation et d’orientation. « L’atelier a jugé cette requête irrecevable car le profil de formation de base de ces personnels ne répond pas aux exigences de la fonction de chef d’établissement dont la dimension pédagogique est fondamentale », apprend-t-on. Sur la fâcheuse question de la revalorisation de l’indemnité de logement, nos sources font savoir que l’atelier a noté les propositions harmonisées des syndicats. Ces propositions se présentent comme suit : 150.000 F cfa du Grade C3 à B3 ; 200.000 F du grade A3 à A4 ; 250.000 F du grade A5 à A6 et 300.000 F du grade A7. « Ces propositions seront transmises au Premier ministre », assure-t-on du côté du ministère de Kandia Camara. Autre point de désaccord majeur, le paiement de 1,8 milliards aux ex-enseignants bénévoles. « L’atelier a jugé cette requête irrecevable faut d’actes justificatifs mais une voie de plaidoyer reste ouverte », confie un collaborateur de Kandia Camara. Les points se rapportant à la revalorisation de l’allocation familiale et celle de la valeur de l’indice, ont été également rejetés. « La raison est toute simple. Ces deux revendications sont transversales. Et touchent ainsi l’ensemble des fonctionnaires et non exclusivement les enseignants », clarifie notre source, soulignant que le mercredi 24 avril prochain, les parties vont se retrouver à nouveau au Cnms de Cocody-Saint jean. Il s’agira cette fois « d’harmoniser et consolider le rapport de synthèse avec les questions diverses. Celles-ci ont déjà été abordées, le jeudi 18 avril ». Bien avant, dans des communiqués, deux leaders syndicaux du milieu, à savoir Attaby Pacôme et Raphaêl Zouzou notent que « c’est l’arbitrage du Premier ministre qui pourra faire sortir la fumée blanche dans les semaines à venir ». D’ici là, ils appellent leurs camarades à « rester sereins et à l’écoute des prochains mots d’ordre ».

Aude Assita Konaté

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