Les 18.000t de riz ont été détruites

C’est désormais une certitude. Les 18.000 tonnes de riz ‘’toxique’’ d’origine birmane ne vont pas se retrouver sur le marché ivoirien. Et partant, dans les assiettes des ménages. Mais, vont être dans les ordures à enfouir et à traiter à la décharge moderne d’Abidjan. Le processus d’enfouissement et d’incinération mis en œuvre à cet effet, a démarré, mardi 16 avril 2019. Il est exactement 16h13 quand le camion de transport des 1000 premiers sacs franchit le portail principal du Centre de valorisation et d’enfouissement technique (Cvet) de Kossihouen sur l’autoroute du Nord (Km 44). Tout juste à l’arrière, un long cortège d’officiels ivoiriens en charge de ce dossier. En première ligne, l’on aperçoit les ministres Anne Ouloto, en charge de la Salubrité et Souleymane Diarrassouba, du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme. Ils sont devancés sur le terrain par leurs collaborateurs. Chargés eux, de lancer l’opération. Qui met, à peine une dizaine de minutes pour démarrer. Ainsi, les agents de la décharge, répartis en deux groupes, s’affairent pour les uns, à sortir les sacs de riz avarié du véhicule. Et pour les autres, à ouvrir et renverser le contenu dans une benne de décharge. Le 3ème groupe, de son côté, récupère et regroupe en lots de 20, les sacs déchirés. Destinés à être incinérés dans le village de Tomassin (Anyama). Une fois les sacs vidés, les ministres passent au peigne fin les tâches effectuées. Puis, ils se rendent sur le site de l’enfouissement. Là, le véhicule-berne lâche son contenu. Les grains de riz, une fois à l’intérieur de la décharge, sont à la merci d’une pelleteuse mécanique. Celle-ci les enfonce dans le tas d’immondices en traitement à Kossihouen. Et ce, sous le regard comblé des deux émissaires du gouvernement. Qui rassurent le processus va s’étendre sur une période d’un mois. Délai de traitement de la totalité des 18.000 tonnes de riz jugés ‘’non conformes’’ au terme des analyses effectuées par le ministère du Commerce avec l’appui du département ministériel en charge de la Salubrité. « Fort heureusement, la Côte d’Ivoire a aujourd’hui un dispositif pour traiter ce genre de situations grâce à la volonté du président de la République de créer, de construire ce centre d’enfouissement technique qui répond aux normes internationales et qui est capable d’accueillir ces 18.000 tonnes de riz, de les enfouir aujourd’hui selon les normes environnementales requises », devait se réjouir Anne Ouloto dont les services enflamment peu avant 18h, les emballages des 1000 tonnes de riz avarié enfoui. Kossihouen en chiffres. Inaugurée le 2 novembre 2018, la décharge moderne de Kossihouen traite 1.250.000 tonnes de déchets sur les 2.096.536 tonnes d’ordures à Abidjan et agglomérations. Elle devra enfouir d’ici à 2026, 90% des déchets produits dans le district d’Abidjan.

A.A.K

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