Soro Mamadou a encouragé le gouvernement à faire encore plus dans le domaine du social

La commémoration du 1er mai 2019 coïncide avec la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2019 du gouvernement ivoirien axé sur le social. Ce constat n’a pas échappé à la dernière des centrales syndicales ivoiriennes. A savoir Humanisme. Mercredi 1er mai 2019, à l’occasion de la célébration à la Primature d’Abidjan-Plateau, son secrétaire général, Soro Mamadou, relevait, d’emblée, que grâce aux projets de développement engagés depuis 2011, la Côte d’ivoire va mieux. « Et le dire, ce n’est pas de la flagornerie. C’est le résultat de notre quotidien », fera valoir le numéro de la centrale forte de 141 organisations syndicales affiliées en seulement moins de 10 ans d’existence. Puis, de souligner qu’au regard de la liste des attentes qui vont s’augmentant, l’Exécutif ivoirien a certainement l’impression que les travailleurs affiliés sont des éternels insatisfaits. « Non : Monsieur le président. Rassurez-vous. Nous sommes satisfaits de votre gouvernance. Et si nos désidératas s’allongent, c’est parce que les travailleuses et travailleurs ont placé leur espérance en vous. Excellence, le 1er ma 2018, Humanisme a souhaité que le gouvernement s’engage davantage à sortir les populations du cercle vicieux de la pauvreté et de la maladie. A l’analyse de la réalisation et de la projection de grands projets structurants, nous sommes convaincus que vous êtes à l’écoute des préoccupations de vos concitoyens », mentionnait l’ex-leader du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci), se réjouissant de l’engagement du président Ouattara de consolider, à travers la solution du Pap 2019, les acquis antérieurs. Mais, aussi à ouvrir de nouveaux chantiers susceptibles de contribuer à l’amélioration continue des conditions de vie des Ivoiriens. Tout en saluant le Pap 2019, Soro Mamadou, décriait l’exaltation de certains employeurs à licencier les travailleurs. Cela, se désolait-il, « au moment où le gouvernement mène une politique qui soulage les entreprises ». Comme en atteste à propos, le nouveau code des investissements. Dans bon nombre d’entreprises, notamment dans les zones industrielles, récriminait le patron de la centrale Humanisme, « le simple fait de se réunir pour parler de syndicat, suffit à se faire coller une faute lourde et se voir licencié sans préavis ». Pour preuve, il mettra en exergue le cas, premièrement de Surveillance maintenance organisation (Smo-Sécurité) où le secrétaire général du syndicat, Essoh Nomel Elie, après 29 ans de service, venait d’être licencié par le directeur général. Ce dernier exigeait de lui, à en croire Soro Mamadou, la dissolution de son syndicat. Ce que l’employé-syndicaliste a refusé. La suite sera son licenciement. Le second cas se rapporte au Groupe 4 Securicor (G4S) où le Sg Rabet Assalé Giscard attend, lui, son licenciement, sans préavis pour avoir « oser réclamer les indemnités légales ». « Alors qu’avec la revalorisation du Smig à 60.000 F cfa, logiquement les travailleurs de G4S étaient en droit de s’attendre à une revalorisation salariale, le Dg Kouakou Serge, par une terrible alchimie, a octroyé des salaires largement inférieurs à ce que les travailleurs avaient, lorsque le Smig était à 36.607 F cfa. Incroyable, mais vrai à G4S », dénonçait l’un des hôtes du jour du premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Sur la même liste, les Moulins modernes de Côte d’Ivoire (MMCI) et Vigassistance sont épinglés. « Mais, tenez-vous bien, Excellence, l’apogée de ces pratiques anti-démocratiques, ; c’est la publication le 20 janvier 2019, d’une ordonnance de Monseigneur Gaspard Béby Gneba, président de la commission épiscopale pour l’éducation catholique qui dissout tous les syndicats et qui subordonne leur existence désormais à sa seule autorisation au mépris de la Constitution et du Code du Travail. Aussi, Msg Gaspard Beby procède de façon unilatérale au rabattement des salaires, transformant les enseignants catholiques en travailleurs saisonniers. Excellence, non ! Ca ne passe pas et cà ne passera pas », tranchait Soro Mamadou, qui, pour « éviter que demain ne meure jamais », a interpellé le gouvernement sur la nécessité de « renforcer la protection sociale, la sécurité des travailleurs ; d’intégrer les contractuels ayant dépassé la limite d’âge pour être recrutés à la Fonction publique ; de réparer l’injustice qui frappe 4 corps du secteur Education/Formation non bénéficiaires de l’indemnité contributive au logement et le reversement sur les salaires, de l’indemnité de logement des gardes pénitentiaires ». Mais aussi, d’investir dans la transformation des matières premières sur place ; de renforcer la dynamique du développement agraire et raccourcir le délai du premier mandatement à tout au plus 6 mois.

Aude Assita Konaté

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