Guillaume Soro est bien parti pour perdre sa bataille pour l'accession à la présidence de l'Assemblée parlementaire francophone (APF). Une note de cette instance parlementaire internationale a semblé clore le débat à cet effet. Le dernier paragraphe de cette note de l'APF stipule : "En application de ses règles, seuls les parlements et les organisations interparlementaires peuvent adhérer à l'APF. Ainsi, un parlementaire ne peut adhérer à l'APF sur une base individuelle comme c'est le cas dans d'autres organisations. En outre, un parlementaire ne peut se porter candidat à un poste de responsabilité s'il n'est pas présenté par la section de son parlement". En clair, Soro ne peut faire acte de candidature sans l'aval du Parlement ivoirien. 

Pour contrecarrer ses plans et lui ôter toute chance d'arriver à ses fin, le nouveau président de l'Assemblée nationale a nommer de nouveaux membres de la section ivoirienne de l'APF. Le président de l'Assemblée nationale étant d'office membre de l'APF, il est impensable de voir la présidence de l'APF lui échapper au profit de Soro. 

Dernier argument, les assises désignant le président de l'APF se tiendront à Abidjan en juillet. Comment l'APF pourra-t-il investir un président en disgrâce avec le pouvoir exécutif et en présence du nouveau président de l'Assemblée nationale. C'est clair que les carottes sont cuites pour Soro, au regard de la tournure des événements et pour des enjeux internationaux importants. Sauf surprise, Amadou Soumahoro est sur le boulevard de la présidence de l'APF. 

Yves TAPÉ 

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