Devant les membres du Chatham House ce vendredi 8 novembre 2019, le député Guillaume Soro, absent de son pays depuis plusieurs mois, s'est attaqué au président de la République. C'est une attaque d'une rare virulence depuis son opposition au chef de l'État ivoirien. Ci-dessous un extrait de son intervention.

"(...) Mon pays la Côte d’Ivoire risque à nouveau de brûler : des militants de l’opposition y sont régulièrement menacés, bastonnés, kidnappés, arbitrairement emprisonnés, et même parfois assassinés, tel le jeune Noël Soro Kognon, tué le 7 juillet 2018 à Korhogo par des militants du parti de M. Ouattara pour avoir participé à une simple réunion associative, ou le jeune Coulibaly Lanciné, tué par les partisans de M. Ouattara le 14 octobre 2018 à Abobo ; les principaux syndicats de magistrats et d’avocats de Côte d’Ivoire se sont publiquement plaint des immixtions illégales et illégitimes du pouvoir Ouattara dans le fonctionnement de la justice ; les organisations de la société civile et les partis politiques de l’opposition y sont régulièrement traqués, harcelés, privés de leurs droits constitutionnels, empêchés de se réunir, mis à l’index dans l’opinion, menacés de représailles diverses, les leaders de l’opposition, tel moi-même, sont régulièrement menacés de coups et blessures, d’emprisonnements arbitraires, de procès en sorcellerie, et même d’assassinat par les officines et militants stipendiés du pouvoir Ouattara ! Derrière la vitrine Ouattara voilà ce qu’est devenu la Côte d’Ivoire. Vous avez bien entendu. Je ne parle pas de la Gambie de Yayah Jammeh mais de la Côte d’Ivoire.

Oui, mon pays, la Côte d’Ivoire risque à nouveau de brûler parce que le Président Ouattara, au mépris de l’histoire institutionnelle de notre nation, a décidé de s’octroyer le contrôle absolu de la Commission Electorale, dans laquelle il a essentiellement et unilatéralement nommé des membres et des obligés de son parti et de son régime ! Faisant fi d’une condamnation de la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples en date du 18 novembre 2016, le régime Ouattara fonce en effet tête baissée vers une énorme mascarade électorale en 2020, en piétinant les principes d’équité, de transparence, de confiance et de compétence qui doivent présider à toute organisation électorale dans nos jeunes démocraties.

Mon pays risque à nouveau de brûler – et ne me dites pas que je n’ai pas tiré la sonnette d’alarme à temps-, parce que le Conseil Constitutionnel, l’institution supposée énoncer le droit en dernière instance en Côte d’Ivoire est de nouveau confisquée par le pouvoir Ouattara et à ses ordres exclusifs. Mon peuple manque ainsi du recours et du secours pourtant indispensables d’une justice indépendante et rigoureuse. Bien sûr, pour masquer toute cette dérive dictatoriale, M. Ouattara finance à coups de millions d’euros des cabinets de lobbying qui polissent son image. Mais la lumière finit toujours par vaincre les ténèbres.(...)."

Source : page Facebook de Guillaume Soro.

Le titre est de la Rédaction

COMMENTS

  • Anonyme (non vérifié) 07.12.2019, 9:41 am

    soro n'as rien à dire.C'est un criminel

  • Anonyme (non vérifié) 07.12.2019, 9:41 am

    qu'il rentre au pays pour venir parler des conories.On l'attends pour l'attacher.au lieu de parler de reconciliation,c'est brûler le pays ki est dans sa tête

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