Enfin le bout du tunnel pour les parties du procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso. Après 4 ans de procédure, le procès du coup de force avorté du 18 au 22 septembre 2015, soit un an après le départ précipité du pouvoir de Blaise Compaoré, connait son apothéose, le lundi 02 septembre 2019. Ce jour, en effet, la Cour siégeant à la salle des banquets de Ouaga 2000 et présidée par le magistrat hors hiérarchie Seydou Ouédraogo, va rendre son verdict. On saura alors si le juge en poste à la Cour d’appel de la capitale du pays des hommes intègres, va suivre ou débouter le Parquet militaire. L’Accusation, faut-il le rappeler, a requis la prison à vie contre les deux principaux présumés cerveaux du coup foiré de 2015. Il s’agit du chef de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), le général de brigade Gilbert Diendéré et de l’ex-chef de la diplomatie du Faso, l’unique général de la gendarmerie burkinabé, Djibril Bassolé. On le devine aisément. Comme à l’ouverture du procès, 2 ans en arrière, la prestigieuse salle des banquets où siège le Tribunal militaire du pays des hommes intègres va refuser du monde. De milliers de burkinabè voudraient être les témoins de cette fin d’un procès dit historique. Et ce, parce que c’est le premier procès du coup d’Etat manqué sous un pouvoir qui n’en était pas la cible. Mais, qui en a tiré bien de lauriers.

Aude Assita Konaté

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