Retour au bercail en fanfare pour l'ex-ministre pro-Gbagbo, Dosso Charles Rodel. Parti en exil sur la pointe des pieds, le cadre frontiste du Tonkpi est rentré dans son Man natal avec tous les honneurs. Du moins, avec ceux de l'aile de l'ex-parti au pouvoir à laquelle il appartient. Celle dite ''des Gbagbo ou rien (Gors) qui disputent le leadership à Pascal Affi N'guessan, président légal du Front populaire ivoirien (FPI). Pour son retour, la haute direction de l'aile dissidente, s'est, en effet, mobilisée pour l'accompagner sur ses terres natales. En première ligne, l'ex-première dame, Simone Ehivet Gbagbo. A ses côtés, plusieurs pontes de l'aile des Gors. Il s'agit entre autres du ministre de la Fonction publique de Laurent Gbagbo pendant son magistère, à savoir Hubert Oulaye, d'Émile Guiriéoulou, qui aura droit au même rituel chez lui à Guiglo ce jeudi 25 avril. Ou encore de N’guessan Yao Thomas, Kouamé Secré Richard et Koffi Koffi Lazare. Tous des ex-exilés. D'ailleurs, dans son adresse, le fédéral de Man, ainsi honoré devant ses parents, après 8 ans d'exil, n'a pas manqué d'exprimer sa gratitude à la 2eme vice-présidente, Simone Gbagbo et la délégation de ''haut niveau '' qui l'accompagnait. Puis, intervenant sur le thème de la rentrée politique de son parti, à savoir : « FPI, la reconquête du pouvoir en 2020, quel est l’apport du Tonkpi ? », Dosso Charles Rodel dévoilait son optimisme quant au retour du FPI au pouvoir d'État. '' En 2020 le Front Populaire Ivoirien ira aux élections présidentielles pour les gagner. Oui. Le FPI va gagner. Et pour cela, tous les militants doivent prendre le terrain dès maintenant '', enjoignait le chef frontiste du Tonkpi, décochant au passage des ''flèches'' au pouvoir Ouattara. Accusé, en effet, d'être à l'origine du phénomène des enfants-microbes; de la paupérisation des Ivoiriens; du chômage des jeunes ; de l'endettement chronique du pays. Mais aussi et surtout ''de la panne de la réconciliation nationale '' et du manque de promotion des cadres de Man. '' Le président Laurent Gbagbo a fait du bien à la région du Tonkpi en nommant plusieurs hauts cadres aux postes clés de la République. Ce n'est pas le cas aujourd'hui '', critiquait l'ex-exilé, bénéficiaire pourtant de la loi d'amnistie prise par le président de la République, Alassane Ouattara dont il s'offusque de la ''mauvaise gestion du pays et du manque de volonté effective de réconcilier les Ivoiriens''. Vrai ou faux ? Une chose est certaine. Sans la loi d'amnistie, le fédéral Dosso Charles Rodel ne se serait de retour de sitôt dans la capitale des montagnes (Man).

Aude Assita Konaté, Envoyé spécial à Man

LAISSER UN COMMENTAIRE

Your email address will not be published. Required fields are marked *

HTML restreint

  • Balises HTML autorisées : <a href hreflang> <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd> <h2 id> <h3 id> <h4 id> <h5 id> <h6 id>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.