Suite à son arrestation manquée à Barcelone, le député Guillaume Soro a saisi un cabinet d’avocat en Espagne. Ce mardi 16 octobre 2019, les avocats ont animé une conférence de presse à Barcelone au cours de laquelle, ils ont clairement indiqué que les policiers qui ont tenté d’arrêter Soro ont rebroussé chemin quand celui-ci leur a présenté son passeport diplomatique. En clair, Soro a un passeport diplomatique alors qu’il a argué, à sa conférence publique avec la diaspora ivoirienne en Espagne, qu’on lui refuserait un passeport ordinaire. Autre point et non des moindre, c’est la qualité des agents qui ont voulu l’arrêter. Soro avait en effet indiqué que les policiers s’étaient présentés comme des agents d’Interpol. Ce qui l’a amené, lui Soro, a joindre des amis au siège d’Interpol à Lyon pour savoir s’il faisait l’objet d’une procédure. Après que ses amis lui ont dit qu’il n’y a rien contre lui, Soro a déduit qu’Interpol Abidjan avait actionné Interpol Espagne en vue de l’humilier. Ses avocats indiquent que Soro leur a dit qu’il a cru entendre Interpol. Deux versions qui en rajoutent au flou de cette affaire. Que croire finalement ? Pour le reste, les avocats n’ont donné aucun élément pouvant permettre de faire avancer les enquêtes. Au demeurant, les avocats ont souhaité la comparution du concierge et du réceptionniste de l’hôtel Palace qui ont pu identifier les agents. Les films des caméras ont aussi été exigés par les avocats pour dénouer une affaire aussi rocambolesque (le mot vient des avocats).

Isabelle KONE

COMMENTS

LAISSER UN COMMENTAIRE

Your email address will not be published. Required fields are marked *

HTML restreint

  • Balises HTML autorisées : <a href hreflang> <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type> <li> <dl> <dt> <dd> <h2 id> <h3 id> <h4 id> <h5 id> <h6 id>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.