Le Pdci n’est plus à une contradiction près. Pendant que son leader, Henri Konan Bédié, prône l’alternance au sommet de l’Etat, il refuse de quitter son poste de président du parti. Ce, après près de trois décennies passées dans le fauteuil de président du Pdci. Samedi 5 octobre dernier, Zion Kah Denis, maire de Toulepleu, vantait l’excellent travail du gouvernement dans sa région par la construction d’infrastructures de base dont notamment, des routes, des écoles et des centres de santé. « Le bitumage est seulement à 6 km de la ville de Toulepleu et à 26 km de la frontière du Liberia et les travaux avancent. Notre département a bénéficié des travaux et programmes de gouvernement grâce aux grands projets d’infrastructures de base qui ont été lancés dans le cadre du programme présidentiel d’urgence (Ppu) du programme d’appui post-crise (Papc) et du programme Thimo et bien d’autres. Conséquences palpables : nous avons de l’eau courante et de l’électricité dans plusieurs villages ; nous avons de nouvelles écoles, de nouveaux centres de santé également dans certains de nos villages », se réjouissait Zion Kah devant le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Jeudi 10 octobre 2019, au cours d’une conférence de presse, le secrétaire exécutif en chef du vieux parti, Maurice Kakou Guikahué, embouchait une autre trompette. Il a remis en cause le travail du gouvernement, en ironisait sur la réalisation de ‘’goudron effervescent’’. « On leur dit de développer la Côte d’Ivoire. Ce qu’ils font, c’est du goudron effervescent. On est 170è en indice de développement humain. Le Burkina est devant nous. Quand nous on quittait le pouvoir on était à 63 ans d’espérance de vie. On est à 53 ans. On a perdu 10 ans. Le Ghana a 65. Quand j’étais ministre de santé, on était devant le Ghana. Ce sont les chiffres qui existent. Le moment va venir, on va parler parce que chacun a géré. Nous allons parler. Ils ont l’argent de l’Etat. Aujourd’hui ils ont tous les tabourets. Les Ivoiriens les regardent. J’ai l’impression que le gouvernement s’est transformé en comité de campagne (…). C’est la plus grande forme d’exclusion. Tu t’appelles Guikahué, tu es Pdci, tu ne peux pas travailler », a argué Guikahué.

Pourtant la vérité est toute autre. Comparaison pour comparaison, et à titre d’exemple, pour le département de Dabakala, de 1960 à 2010, ce sont 73 écoles primaires qui ont été construites. Mais aujourd’hui, ce département compte 194 écoles primaires. Ce qui revient à dire qu’en huit ans, Ouattara a construit 121 écoles primaires à Dabakala contre 73 en 50 ans. A Katiola, chef-lieu de région, entre 1960 et 2010, ce sont 69 écoles primaires qui ont été construites. Ouattara et son régime ont porté ce chiffre à 80. Au niveau du secondaire, ce sont 7 établissements qui ont été construits dans la région du Hambol de 1960 à 2010. Mais avec Ouattara, cette région compte aujourd’hui 19 établissements secondaires. Cela revient à dire qu’en 50 ans, 7 établissements secondaires ont été construits et Ouattara à lui seul a construit 12 en seulement huit ans. Au niveau de l’électrification, les chiffres sont stratosphériques. Dans le département de Dabakala, sur 215 villages, seulement 16 étaient électrifiés entre 1960 et 2010. Mais aujourd’hui, en 2019, 176 villages bénéficient de l’électricité dans ce département. Ouattara à lui seul a électrifié 160 villages du département de Dabakala là où tous les autres présidents et partis politiques qui sont venus avant lui ont électrifié seulement 16 et ceci en 50 ans. Dans toute la région du Hambol, sur 301 villages, seuls 48 ont été électrifiés entre 1960 et 2010. Mais en 2019, le nombre de villages électrifiés culmine à 251. C’est un véritable record.

De quoi parle donc Guikahué, si Zion Kah Denis reconnait qu’à Toulepleu, ils ont de nouvelles écoles, de nouveaux centres de santé également dans certains de leurs villages. « Nous notons aussi avec joie que notre département est bien sécurisé avec l’ouverture ici à Toulepleu d’un escadron de la gendarmerie en plus de la brigade de gendarmerie ; d’un renforcement en effectif au niveau du commissariat de police, de la compagnie des Faci, du cantonnement des eaux et forêt et de la brigade des douanes. Tout ceci, Monsieur le Premier ministre, rassure nos populations à vaquer à leurs occupations au quotidien dans une quiétude totale. Excellence Monsieur le Premier ministre, veuillez transmettre au chef de l’Etat notre profonde gratitude et nos vifs remerciements pour toutes ces actions d’envergure », déclarait justement le maire de Toulepleu.

Reine MELEDJE

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