Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011

Le 11 avril 2011, il est environ 11h quand la télévision Tci( créée par le camp Ouattara) projette les premières images de Laurent Gbagbo, en captivité à l’hôtel du Golf. On voit alors apparaître l’homme, le regard hagard et craintif, assis sur le lit d’une chambre de l’hôtel. A côté de lui, son épouse, Simone, les cheveux hirsutes et le visage tétanisé. Autour du couple, des soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire( Frci). Quelques heures plus tôt, ils venaient de cueillir l’ex-président dans le bunker de sa résidence privée de Cocody, où ils s’étaient terrés avec femmes et enfants. Et cela, après d’âpres combats à travers les rues de la capitale, Abidjan. Il a fallu, en effet, plusieurs jours de combat pour que les Frci, appuyées par les Casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire( Onuci) et des forces françaises de l’opération Licorne, viennent à bout de Laurent Gbagbo et ses hommes. Lancée le 31 mars 2011, la bataille d’Abidjan a dévasté la capitale et, par ricochet, plombé les activités économiques, semant la désolation au sein des populations. Des milliers de personnes ont vu leurs biens pillés. Pis, de nombreux citoyens ont été fauchés par les armes de guerre. On estime officiellement à 3000, le nombre de personnes ayant perdu la vie dans le bras de fer postélectoral ayant opposé le président sortant, Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara. Les choses se sont gâtées quand le président sortant a décidé de s’accrocher au pouvoir en refusant le résultat du second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, le donnant perdant. C’est du moins les conclusions auxquelles sont parvenus tour à tour la Commission électorale indépendante( Cei), le Représentant des Nations unis en Côte d’Ivoire d’alors, Young Ji Choi, censé certifier les résultats du scrutin et le panel constitué par l’Union africaine pour arbitrer le conflit électoral opposant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Selon toutes ces instances, Gbagbo a perdu avec 46% des voix contre 54% pour son adversaire. Mais, il va décider de passer outre ces avis le donnant perdant en tentant de se maintenir au pouvoir, par les armes. C’est le début d’un sanglant bras de fer, dont il sortira défait. En effet, échaudés par son entêtement à se cramponner au pouvoir, le président français d’alors, Nicolas Sarkozy et les Nations Unies vont ordonner le bombardement des armes lourdes dont ses troupes usaient contre les populations civiles. Ce coup de pouce apporté aux Frci, qui s’étaient lancées à ses trousses, va précipiter la chute de Laurent Gbagbo, lequel finira par capituler le 11 avril 2011. Soit après douze jours de violents combats dans les rues d’Abidjan.

Nadia YORO

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