Le président Ouattara a repositionné la Côte d'Ivoire dans le concert des nations

A la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, c’est d’une Côte d’Ivoire à genoux qu’a hérité Alassane Ouattara. Le pays était exsangue, dévasté par la guerre sans merci que venaient de se livrer ces deux protagonistes du contentieux électoral. L’administration publique était toute retournée : tout ou presque avait été emporté dans la quasi-totalité des édifices publics. Le système bancaire, sérieusement secoué par la crise postélectorale, était déglingué. Les hôpitaux étaient paralysés et n’étaient plus ravitaillés en médicaments. Les rues étaient jonchées de détritus de toutes sortes. Bref, le pays s’était affaissé, balafré qu’il était par les violents combats pour le contrôle du pouvoir. Huit ans après, on est bien loin de cette image apocalyptique qui heurtait le regard, quelques mois encore après la chute de Gbagbo. C’est que le successeur de celui-ci, Alassane Ouattara, a réussi à changer le visage du pays. Dès sa prise de fonction après son investiture officielle, le 21 mai 2011, cet ancien Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest( Bceao) s’est attelé à curer ce pays en charpie, dont il venait d’hériter.

Polir l'image de la Côte d'Ivoire.

Dès son premier mandat de cinq ans, il a redoré l’image naguère écornée de la Côte d’Ivoire. D’Etat infréquentable et plongé dans un marasme économique, il en a fait un pays désormais respectable à la fois par son embellie économique et son rayonnement diplomatique. En effet, sous la gouvernance Ouattara, l’économie de la Côte d’Ivoire se porte mieux. En témoignent plusieurs « symptômes » de cet essor économique. Entre autres : le boom constaté dans l’hôtellerie et le bâtiment ; l’installation de nouveaux opérateurs du secteur de la grande distribution ; le bouillonnement observé dans le secteur bancaire avec l’installation ou le retour de plusieurs établissements bancaires, qui avaient délocalisé durant l’ère Gbagbo, notamment la Banque africaine de développement( BAD) ; le dynamisme observé dans le transport avec l’arrivée d’opérateurs opérant à la manière de Uber.

Croissance économique soutenue.

Une effervescence qui se traduit par des indicateurs de croissance qui mettent tout le monde d’accord. Selon la Banque Mondiale, le taux de croissance de la Côte d’Ivoire en 2019 devrait se situer autour de 7%. Deux ans plus tôt, soit en 2017, il se situait autour de 7,6%, contre 3,3% à 3,8% en 2009. Par ailleurs, le taux de pauvreté est passé de 48,9% en 2011 à 46,3 %. Autant de statistiques qui reflètent la bonne santé de l’économie observable autour de nous, avec le dynamisme relevé dans différents secteurs d’activité évoqués plus haut. Outre l’économie, la Côte d’Ivoire de l’après Gbagbo se caractérise également par une nette amélioration du cadre de vie des populations. Ce qui s’est traduit par la réalisation de grands travaux consistant à doter le pays d’infrastructures économiques.

De gros travaux d'infrastructures 

On peut notamment citer le 3e pont ou pont Henri Konan Bédié et les échangeurs de Marcory et Riviera 2, les ponts de Jacqueville et Bouaflé, le barrage de Soubré, les universités de Korhogo et Man, le Centre hospitalier et universitaire( Chu) d’Angré, des routes bitumées à travers tout le pays. A ces réalisations d’envergure, on peut ajouter la réfection des édifices publics dévastés pendant la guerre : commissariats, bureaux de ministères etc. Des actions de développement qui ont donné au pays un visage plus que reluisant. Cette embellie s’étend également au niveau diplomatique. De fait, Ouattara a réussi à redonner à la Côte d’Ivoire le rayonnement qu’elle avait du temps de Félix Houphouët-Boigny. Sous sa houlette, les liens diplomatiques ont été établis ou rétablis avec plusieurs Etats, pour qui la Côte d’Ivoire était infréquentable sous l’ère Gbagbo.

La Côte d'Ivoire, une puissance sous-regionale 

Le chef de l’Etat a assuré la présidence de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest( Cedeao), puis de l’Union économique et monétaire ouest-africaine( Uemoa). Par ailleurs, la Côte d’Ivoire est devenue en 2018, pour la troisième fois de son histoire, membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, dont elle a assuré la présidence du 1er au 31 décembre 2018. Last but no least : des institutions internationales comme l’Organisation internationale du cacao( Icco, après 44 ans passées à Londres) ont pris pied en Côte d’Ivoire. Sans compter la tenue, en terre ivoirienne, d’événements d’envergure internationale comme les 7e jeux de la Francophonie, le 8e mondial francophone de Teakwondo. On le voit donc, la Côte d’Ivoire, sous Ouattara, a retrouvé son lustre d’antan. Le pays inspire respect, huit ans après la guerre postélectorale, qui a conduit à la chute du régime Gbagbo. Même si, il faut l’admettre, tout n’y est pas encore rose.

Nadia YORO

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