Face à la polémique sur ce qui s’est passé le jeudi 19 septembre 2019 entre des éléments des Forces spéciales et les policiers à la préfecture de police, infoplus est en mesure de donner les faits.

En effet, dans le cadre de l’opération Epervier 5 visant à sécuriser les biens et les personnes, une rafle généralisée est régulièrement organisée dans le district d’Abidjan. C’est au cours de cette rafle qu’un élément des Force spéciale, convalescent, a été pris par une patrouille de la Préfecture de police, à proximité de son domicile. La mère de l’élément alerte aussitôt les frères d’arme du raflé. Le chef d’unité des Forces spéciales dépêche donc 11 éléments au commissariat du 32ème afin de parlementer avec leurs frères d’arme, vu que l’élément raflé n’avait aucun document sur lui. Sur place, ils s’entendent dire que l’élément en question n’est pas à leur niveau. Les Forces spéciales mettent le cap sur la préfecture de police. Sur place, ils font face à une hostilité qui les surprend. Malgré l’atmosphère tendue, leur chef descend du véhicule et demande à s’entretenir avec un supérieur hiérarchique de la préfecture de police. Il y est conduit. Pendant qu’il discutait avec son frère d’arme, un bruit leur parvient. Ils sortent et constatent les éléments des Forces spéciales restés dans le véhicule encerclé, injuriés et désarmés. Leur chef est automatiquement pris à partie par des policiers qui le rouent le coup, malgré l’appel au calme du supérieur hiérarchique des policiers présents. Les éléments des Forces spéciales expliquent à leur chef qu’ils ont été forcés de descendre du véhicule. N’ayant pas obtempéré, les policiers ont jeté dans leur véhicule une grenade lacrymogène qui les a obligés à sortir. Une fois à l’extérieur, ils ont été encerclés et menacés. Pour éviter un bain de sang vu qu’ils n’ont rien contre les policiers, ils ont gardé leur sang-froid. Comme s’ils avaient planifié l’humiliation des Forces spéciales, des éléments de la police ont filmé la scène pour la diffuser sur les réseaux sociaux. « On a évité le pire. Tous les éléments des Forces spéciales ont considéré l’acte des policiers comme une humiliation. Ils ont menacé de prendre d’assaut la préfecture de police. L’Etat-major a dû user de dialogue pour les calmer. De toutes les manières, des sanctions vont tomber. Les Forces spéciales n’ont pas agi sans instructions. Ils voulaient juste s’assurer que leur frère d’arme est bel et bien à la Préfecture et sous les ordres de leur chef d’unité, négocier sa libération », nous a soufflé un haut-gradé de l’armée sous le couvert de l’anonymat.

Yves TAPE

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