Liberté et démocratie pour la République (Lider), le parti de Mamadou Koulibaly est en proie à une division interne. Celui qui en assurait la présidence (une dissidence), Karamoko Lancina, a été démis par ses camarades du parti au profit de Cissé Mamadou, 1er vice-président et porte-parole. Ce dernier est chargé d'assurer l'intérim jusqu'à l'organisation d'un nouveau congrès. Du moins, c'est ce qui ressort du communiqué de la branche dissidente de Lider, ce mardi 3 décembre 2019. Signé du secrétaire général, N'guessan Attimou Privat, ce communiqué invite par ailleurs les militants de ce parti fondé par Mamadou Koulibaly à se rendre massivement à la cérémonie de commémoration du décès du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny à Yamoussoukro, les 6 et 7 décembre 2019. "Le bureau politique a réaffirmé son indéfectible attachement  et sa fierté d'appartenir au Rhdp", lit-on dans le communiqué qui nous est parvenu. Ces militants de Lider qui ne partagent plus la vision du Pr. Koulibaly entendent renforcer leur alliance avec le Rhdp. 

Lider est secoué par une crise interne depuis près de deux ans. Karamoko Lanciné, ex-collaborateur de Mamadou Koulibaly avait claqué la porte avec des responsables de ce parti pour organiser un congrès à l'issue duquel il avait été plébiscité. Il a eu malheureusement du mal à affirmer son autorité, écrasé qu'il était par la personnalité de Mamadou Koulibaly qui n'a jamais lâché son parti. La dissidence s'est réunie et l'a éjecté au profit de Cissé Mamadou. 

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Parallèlement à cette crise, la secrétaire exécutive de Lider, Nathalie Yamb, a été expulsée de la Côte d'Ivoire, lundi 2 décembre 2019. Auditionnée pendant toute la journée du lundi, cette collaboratrice du Pr Koulibaly s'est vue signifier un ordre d'expulsion. Il lui est reproché de façon officielle de mener des activités en contradiction avec les intérêts de la Côte d'Ivoire. Pendant son audition, il a été découvert des anomalies sur ses pièces d'identité. D'un, elle ne possédait aucun papier faisant d'elle une ivoirienne, alors qu'elle occupe de haute fonction dans un parti politique, ce qui est contraire à la loi. De deux, sur son passeport Suisse, elle est née en Suisse et sur son passeport camerounais, elle est née au Cameroun avec pour profession : ménagère. De trois, en 2009, elle bénéficie d'un passeport diplomatique ivoirien avec comme nationalité : ivoirienne et sans fonction connue. Tout cela a scellé son sort, d'autant plus que manifestement, il y avait du faux dans tout ce qu'elle faisait. 

Yves TAPÉ 

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