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Bonne gouvernance : Ibrahim Konaté, cadre Rhdp : "Il faut encourager le président Ouattara"

Bonne gouvernance : Ibrahim Konaté, cadre Rhdp : "Il faut encourager le président Ouattara"
Publié le: 5 juillet 2021
Ibrahim Konaté encourage le président Ouattara dans son initiative

Dans le cadre du renforcement de la politique de la bonne gouvernance entreprise par le président Alassane Ouattara, le coordonnateur associé du Rhdp de Port-Bouët, Ibrahim Konaté, a réagi. Dans cet entretien qu'il nous a accordé, il encourage le président de la République. 

Quels commentaires faites-vous des audits en cours dans les directions générales sous tutelle de l'Etat? 

C'est une initiative à encourager. Il faut féliciter le président de la République, Alassane Ouattara, pour toutes les initiatives visant à assainir l'administration publique. Par ailleurs, ces audits visent également à remettre à niveau les directions générales sous tutelle de l'Etat par des recommandations pertinentes. Une inspection ou un audit est toujours sanctionnés par des recommandations pour rendre la structure efficace et efficiente.

D'aucuns s'interrogent sur le timing. Pourquoi maintenant ? 

Il y a régulièrement des audits menés, soit par les cabinets privés, soit par l'inspection générale de l'Etat. Chaque année, l'inspection générale de l' État produit un rapport sur la gestion des directions générales publiques et des collectivités territoriales. Des recommandations sont faites sur la base desquelles des décisions sont prises. Depuis que le président Ouattara est au pouvoir, bon nombre de mauvais gestionnaires ont, soit été dégommés pour des actes de mauvaises gouvernance portant sur des non-conformités flagrantes, soit conduits en prison pour des détournement avérés. Cette fois, la simultanéité des suspensions de certains DG et de leurs collaborateurs a suscité un intérêt médiatique indéniable. D'où le sentiment qu'il y a une sorte de réveil dans la lutte contre la corruption. En tout état de cause, mieux vaut tard que jamais.

Les personnalités suspendues sont, pour la plupart, de hauts cadres du Rhdp. Cela ne va-t-il pas fragiliser votre parti ? 

Le parti regorge de cadres compétents capables de prendre le relais. Nous, cadres du Rhdp, devons donner l'exemple. Je comprends ce que vous voulez dire, mais les ressources de l'Etat générées à partir de la collecte des impôts, taxes et des prêts doivent être gérées au bénéfice de tous. Il y a plusieurs manières d'aider les militants. Ce n'est pas en leur donnant de l'argent qui du reste ne nous appartient pas qu'on rendra le parti fort. Si le Rhdp est puissant, c'est surtout grâce à son organisation et sa présence au pouvoir. Si nous décidons de renforcer le parti au détriment du pouvoir, nous retournerons dans l'opposition. Il nous faut renforcer la formation de nos militants pour faciliter leur insertion dans le monde du travail.

 

"Utilisez les ressources de l'Etat pour se rendre puissant ne fait pas de vous un leader" 

 

Le coordonnateur associé du Rhdp s'est lancé un défi
Le coordonnateur associé du Rhdp de Port-Bouët s'est lancé un défi 

 

N'empêche que ces suspensions peuvent blesser des militants qui ne jurent que par les cadres... 

Il faut sortir de l'ère des cadres charismatiques incontournables. Utiliser les ressources de l'Etat pour se rendre puissant ne fait pas de vous un leader. Le leadership se construit progressivement, sur la base de principes et de valeurs. Il y a de nombreux cadres qui ne sont pas DG ou encore hauts cadres de l'administration publique et qui sont des leaders. Comment font-ils ? L'argent donne l'illusion d'être fort. Si vous bâtissez votre leadership à partir de l'argent, le jour où vous n'en aurez pas, vous disparaissez. Il faut construire des consciences citoyennes par la vulgarisation de l'amour du travail. À Port-Bouët, j'ai initié pas mal de projets sur fonds propre pour aider les jeunes. Ils sont nombreux qui s'en sortent sans moi. Nous devons plutôt opter pour la promotion des valeurs. Rendre les militants dépendant d'argent fait d'eux des essuie-glaces politiques.

Vous parlez de Port-Bouët. Quelle est la situation politique dans cette commune aujourd'hui ? 

À Port-Bouët, pour le moment, c'est le statut quo. Après les législatives, nous continuons d'être présent aux côtés des populations. Malgré les frustrations ressenties, nous avons foi qu'un jour, nous atteindrons nos objectifs. Et mon objectif principal, c'est de faire de cette commune, un bastion imprenable du Rhdp. Cela passe par la victoire aux élections locales.

 

"Jusque-là, j'ai été un militant discipliné..." 

 

Êtes-vous candidat pour la mairie ? 

Il y a mon ambition et il y a le parti politique. Jusque-là, j'ai été un militant discipliné, privilégiant plutôt les consignes de mon parti que la réalité du terrain. Mais je continue de dire qu'il faut changer de paradigme. Tant que nous serons dans des schémas alambiqués et des formules toutes faites, c'est clair que nous allons nous cogner autant de fois la tête. Nous, cadres locaux du Rhdp, devons initier une réflexion profonde à ce sujet. Nous avons commencé. Je ne suis pas pressé. J'ai le temps avec moi et en tant que croyant, je n'aurai que ce que Dieu a prévu pour moi. Bien sûr, je continuerai de me battre parce que c'est une commune stratégique. Elle doit tomber dans le giron du Rhdp. Et nous y arriverons.

Source : Soir Info 

NB: Les titres sont de la Rédaction.