Pour le préfet de Béoumi, les responsabilités dans le conflit intercommunautaire sont partagées

A sa demande, le préfet du département de Béoumi, Djedj Mel a pris la parole pour saluer la mémoire de la guerre autochtone-allogène et situer les responsabilités. Son témoignage poignant bat en brèche la thèse jusque-là défendue par l’ex-parti au pouvoir (Pdci-Rda) dans ses différents communiqués depuis les premières heures de cette crise de cohabitation. Thèses qui tendaient à accuser une communauté au détriment de l'autre. Pour le préfet, tout le monde est coupable. Ci-dessous l'intégralité de ses propos.

« Ce jour-là, je me suis réveillé. C’était un jour ordinaire comme tous les autres jours. Un jour de marché. J’ai cru en la bonté de l’Homme parce que l’homme est fait à l’image de Dieu. Mais, j’ai oublié que dans le jardin d’Eden, il a réussi à manger la pomme défendue. L’homme est devenu méchant, mauvais. Et pour cela, nous avons ces corps. Je voudrais demander à Dieu de prendre ces âmes auprès de lui ; de libérer leurs péchées et de remplir de grâces leurs enfants. Que la paix revienne dans vos cœurs, dans vos familles : Que la paix revienne à Béoumi ! Et que nous tous qui avons péché, qui avons fauté, nous puissions nous pardonner et demander pardon aux uns et aux autres ! Que Dieu ait pitié de nous !»

Propos recueillis par Aude Assita Konaté

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