S’il y a un haut cadre en Côte d’Ivoire qui doit logiquement garder le silence et faire profil bas partout où il passe, c’est bel et bien, le très bavard Secrétaire Exécutif du PDCI RDA. Ce cadre du parti septuagénaire, dans sa volonté de discréditer par tous les moyens le pouvoir RHDP, a animé une conférence de presse la semaine dernière où il a fait des affirmations d’une rare gravité. De fait, Guikahué a accusé le Gouvernement ivoirien de faire payer les cartes nationales d’identité alors que la Banque Mondiale a décaissé 30 milliards pour ce projet. Cette information a provoqué une onde de choc dans l’opinion au point où certains médias ont commencé à agiter le chiffon rouge de la mauvaise gouvernance. Sûr de son affaire, Guikahué s’est même permis d’animer une conférence de presse à cet effet et se dit prêt à une confrontation avec n’importe quelle autorité gouvernement et ceci, en direct sur un plateau de télévision. Et pourtant, il n’en est absolument rien ! Un peu plus de 20 ans après avoir détourné 18 milliards de Francs CFA en tant que ministre de la Santé, Guikahué vient encore d’être pris en flagrant délit de mensonge. Face à ces allégations qui ont commencé à faire couler beaucoup d’encre et de salive, la Banque Mondiale a produit un communiqué ce dimanche 1er mars 2020 qui désavoue totalement Guikahué. En de termes élégants, l’institution financière a indiqué que le patron de l’exécutif du PDCI RDA a menti. « Contrairement aux récentes allégations, la Banque mondiale ne finance pas le processus de délivrance de cartes nationales d’identité en Côte d’Ivoire et n’a pas octroyé 30 milliards de Francs CFA au Gouvernement Ivoirien pour l’établissement de cartes d’identité biométriques avec puce », peut on lire dans ce communiqué de presse dont Infoplus a reçu copie. Face à ce démenti formel et cinglant, beaucoup de voix commencent à s’élever dans l’opinion et exigent que l’Etat traduise Guikahué devant les juridictions au regard de la gravité de sa déclaration. Une grande partie de l’opinion est choquée dans la mesure où cet homme n’est pas à son premier forfait contre les intérêts de la République. Lui-même homme de santé, c’est à-dire formé par l’Etat pour soulager les corps et les âmes des populations, cet ancien ministre ne s’est pas fait prier pour puiser 18 milliards dans les caisses de l’Etat de Côte d’Ivoire. Cette somme mirobolante fut une aide de l’Union Européenne destinée essentiellement aux programmes de santé. Cet argent a été systématiquement détournée entre 1992 et 1997 quand Guikahué était ministre de la Santé. Plusieurs audits de la Commission de l’Union européenne et un rapport accablant de l’Inspection des finances ivoiriennes l’ont épinglé ; ce qui a conduit à sa révocation du Gouvernement de l’époque. Cette affaire est d’autant plus choquante qu’il porte sur des fonds qui devaient alimenter la lutte contre le Sida et la mortalité infantile ou encore participer à l’amélioration du système hospitalier. 22 ans après ce scandale sans précédent, voici Guikahué qui remet encore le couvert et est pris en flagrant délit de de mensonge contre l’Etat de Côte d’Ivoire. Caleb Özil

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