Sur sa page Facebook, ce mercredi 12 juin 2019, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, tente de mettre à nue ce qu'il considère comme une forfaiture de son successeur, Amadou Soumahoro. Ci-dessous l'intégralité de sa publication. 

Comme le lecteur pourra le constater, ces documents exclusifs sont des documents officiels de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Chacun pourra constater, qu’après le renouvellement de l’Assemblée nationale ivoirienne en décembre 2016, le Président Guillaume Kigbafori Soro a procédé, comme le veut le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, à la désignation des députés ivoiriens au sein des organisations interparlementaires. Ainsi, le 16 novembre 2017, il signe l’arrêté numéro 001/AN/PT « portant constitution de la section ivoirienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ». Cet arrêté que vous pouvez consulter, indique bien que les députés désignés constituent la section ivoirienne de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, pour la durée de la législature 2016-2020. Le lendemain, 17 novembre 2017, le Secrétaire général de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, de l’époque M. LATTE AHOUANZI, transmet au bureau de l’APF en France, la liste des membres ivoiriens de l’APF, en indiquant bien que ces derniers ont été choisis pour la durée de la législature. 

La lettre de transmission datée du 17 Novembre 2017 est également proposée ci-dessous. L’APF en a pris acte. Il est donc clairement établi, avec ces preuves que la section ivoirienne de l’AFP, la seule valable et légitime est celle constituée le 16 novembre 2017. Le Parlement n’ayant pas été dissous et aucun des députés n’étant décédé, rien ne peut changer leur mandat. Nous vous proposons, également en annexe, la liste des « vrais » membres de la section ivoirienne, bien différente de la liste scélérate publiée clandestinement par les instances politiques de l’APF sur leur site internet. Ces instances politiques reconnaissent d’ailleurs, mezza voce, qu’elles ont été induites en erreur par les nouvelles autorités législatives ivoiriennes et sont gênées aux entournures par la crise ivoirienne. Au surplus, et pour une parfaite compréhension des choses, les partisans de M. Amadou Soumahoro, le nouveau Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, exultent au motif que leur mentor aurait réussi à éjecter M. Guillaume Kigbafori Soro de la section ivoirienne de l’APF. C’est à mourir de honte.

Une instance inférieure peut-elle éjecter un membre d’une instance supérieure ? M. Guillaume Kigbafori Soro étant membre de l’instance supérieure, c’est-à-dire le Bureau international de l’APF, il lui revenait de nommer les autres membres de la section. Il ne pouvait donc se nommer une deuxième fois lui-même, vu qu’il était déjà Premier vice-président de l’APF au moment où il nommait les autres membres ivoiriens. Amadou Soumahoro qui rêvait d’occuper un strapontin à l’international a pris comme première décision, celle de se nommer lui-même Président de la section ivoirienne de l’APF. Ceci est un manque d’élégance vu que la pratique au sein du parlement ivoirien est que le Président de l’Assemblée nationale est d’office membre de toutes les organisations interparlementaires.

En résumé, les membres de la section ivoirienne de l’APF nommé le 16 novembre 2017, sont les seuls vrais membres de la section ivoirienne. Tout autre décision n’est que forfaiture. Demain nous publierons l’arrêté illégal signé par Amadou Soumahoro pour nommer de nouveaux membres de l’APF-Côte d’Ivoire. Et nous expliquerons pourquoi cette décision couvre de ridicule notre pays, ses législateurs et le premier d’entre eux, le Président de l’Assemblée nationale Amadou Soumahoro.

NB: Les titres sont de la Rédaction 

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