Les enquêtes sur les affrontements à Beoumi commencent à donner des résultats

Les enquêtes pour faire la lumière sur les affrontements meurtriers entre autochtones baoulé-godé et allogènes malinké se poursuivent. Lundi 03 juin 2019, à l'occasion d'un point-presse, à ses bureaux, le Procureur de la République près le Tribunal de première Instance de Bouaké, Koné Braman, livrait le bilan à mi-parcours des investigations diligentées. A l'en croire, 22 personnes directement impliquées dans les violences inter communautaires dont le nombre de morts passe de 11 à 14, ont, à ce jour, été interpellées. Parmi les mis en cause, le procureur s'est appesanti sur le cas d'un proche du maire de la ville. Il s'agit de Konan Saint Rodolphe, accusé d'avoir joué un rôle déterminant dans la crise qui a causé la mort, à la date du 03 juin, de 9 malinké et 4 baoulé. " Il est chargé de communication du maire de Béoumi. Il s'est saisi des réseaux sociaux pour diffuser des informations mensongères à relent raciste ou tribaliste, dans la seule intention de soulever la communauté baoulé contre celle malinké. Ses différentes publications ont eu un impact qui s'est traduit par la reprise des affrontements le jeudi 16 mai 2019 après l'accalmie obtenue, le mercredi dans l'après-midi. Au surplus, il a même osé divulguer de fausses informations par le biais d'un système informatique pour accuser une haute autorité administrative d'avoir acheminé des armes à Béoumi », reproche le chef du Parquet de Bouaké, ajoutant que l'accusé a reconnu les faits mis à sa charge. ''Il est passé aux aveux et a demandé pardon tout en regrettant son acte '', informe le procureur Koné Brahman. Au titre des circonstances dans lesquelles 18 personnes parmi les blessés encore en soins, ont été brûlées au 2eme et 3eme degrés, le magistrat relevait que ces blessures sont survenues dans le magasin d'un commerçant pillé et incendié. « Makan Traoré est le gérant d'une boutique qui contient des articles divers. Il vend aussi parallèlement de l'essence en détail. Au cours du pillage de sa boutique, les manifestants ont renversé des bouteilles d'essence destinées aux conducteurs de motos. Après avoir pillé sa boutique, ils y ont mis le feu oubliant que certaines personnes principalement des élèves étaient encore à l'intérieur en train de se servir. C'est ce qui justifie les brûlures sur les fesses et le tibia, le temps d’ôter leurs vêtements », clarifiera lhomme de droit, rassurant par ailleurs du retour au calme dans la commune et villages rattachés.

Aude Assita Konaté

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