Les 15 et 16 mai 2019, un violent conflit intercommunautaire a endeuillé la ville de Béoumi, située à 465 km d’Abidjan et 63 km de Bouaké, chef-lieu de la région du Gbêkê. Le bilan est lourd : 12 morts et 109 blessés, dont certains sont dans un étant critique. Retour dans cette cité pour mieux comprendre les raisons de cette autre crise de cohabitation. Nous voilà donc à Béoumi, le samedi 18 mai, soit 48h seulement après le drame. Et cela, en dépit des mises en garde des uns et des autres visant à nous faire renoncer au déplacement. « A Béoumi, c’est la guerre hein ! Les gens ont des armes de guerre. Ils repoussent même les militaires. C’est un voyage périlleux. Il y a des barrages partout. Votre nom ne plaide pas pour vous. Attendez que les armes se taisent et que la situation se calme », nous prévient-on. En vain.

Chemin faisant, un fait saute aux yeux : la levée des barrages tant redoutés érigés sur cet axe routier par des jeunes autochtones des villages du département. Celui de Belakro, village à 7 km de Béoumi où nous arrivons peu après 10h, s’est particulièrement tristement illustré. C’est là, en effet, selon des informations confirmées sur place par une source sécuritaire, qu’un transporteur prospère, à savoir Traoré Daouda, dit Daodjan, va en être sorti d’une ambulance en partance pour Bouaké, par une foule en furie. Son tort : être ‘’dioula’’ quoiqu’il soit bien connu de ses bourreaux comme quelqu’un qui s’est établi à Béoumi depuis les années 1950 et qui y vit depuis lors. « Il avait supplié l’ambulancier venu au CHU de Bouaké avec des blessés des folles violences de mercredi et jeudi passés (15 et 16 mai, ndlr) de lui permettre de rejoindre sa famille. Ce à quoi le chauffeur a fini par céder malgré les risques que Daodjan savait qu’il encourrait. Il est alors monté. Il ignorait qu’il veenait dde siogner ainsi son arrêt de mort. Une fois à Belakro, des jeunes arrêtent l’ambulance et procèdent à une fouille. C’est à ce moment qu’ils se rendent compte de la présence du transporteur qui n’est pas un inconnu à Béoumi. Ils l’ont fait descendre de l’ambulance et l’ont conduit vers une destination inconnue. Jusqu’à ce jour, on reste sans nouvelles de lui », informe un gendarme en faction au poste avancé de Belakro. Des nouvelles de Daodjan, on en aura finalement, le mercredi 22 mai, soit 5 jours après son passage sur les lieux. Ce jour, en effet, le corps de l’infortuné propriétaire et chauffeur de ‘’badjan’’ est retrouvé par des enquêteurs de la gendarmerie nationale dans un puits du village. Des jours avant cette découverte macabre qui a failli mettre relancé les affrontements, nous entrons à Béoumi. L’horloge affiche 10h 17. C’est une ville calme et défiguré qui nous accueille, avec des commerces, véhicules et habitations calcinés. Tout le contraire de la cité rayonnante et bouillante que nous avons connue le samedi 20 avril 2019.

Ce jour-là, les populations, à l’initiative du mouvement ‘’Béoumi d’abord’’ de Chiman De Bamba, magnifiaient le chef de l’Etat Alassane Ouattara, pour avoir gratifié leur département de plusieurs infrastructures socio-économiques, dont les deux ponts sur le fleuve Kan et le barrage. Populations terrées « C’est un calme précaire dû au fait que chacun redoute une reprise des hostilités à tout moment. Cela est alimenté par les rumeurs d’attaques de part et d’autre. Nous travaillons en tout cas à apaiser les esprits et faire reprendre rapidement les activités dans la ville », confie à ses bureaux, au centre-ville, le préfet du département, Djedmel, très préoccupé de l’état de guerre froide qui prévaut dans sa cité. Les traits du visage pliés illustrent le manque de sommeil devenu son quotidien depuis le début des hostilités. Non loin de là, au niveau de la brigade de gendarmerie, des agents de la maréchaussée du contingent venu en pompier des compagnies de Daloa et Korhogo, préparent leur déploiement sur le terrain. A peine, quittons-nous la préfecture, qu’ils sortent de leur ‘’QG’’. A bord de véhicules pick-up, surmontés de mitraillettes, ils paradent dans la ville dont ils bouclent, en peu de temps tous les axes stratégiques. Apeurées et terrées chez elles, les populations regardent le spectacle de loin. On se dit que si cela peut aider à dissuader les pyromanes de tous bords, c’est tant mieux ! Mais, la ville ne renoue pas pour autant avec sa train-train quotidien, qui semble s’être arrêté depuis le mercredi 15 mai 2019. Ce jour, si l’on s’en tient au récit des faits dans les deux camps, tout part d’une banale altercation entre un autochtone chauffeur de moto-taxi du nom de N’Guessan Konan Roméo et de Traoré Issa, un allogène chauffeur de mini-car de transport en commun (Massa). Au terme de la rixe, le motocycliste est donné pour mort alors qu’il est bel et bien en vie et que son pronostic vital n’a jamais été engagé. « Tout est parti d’une petite histoire entre chauffeur de Massa et chauffeur de moto-taxi au marché pour un problème de places pour garer. La situation s’est dégradée par la suite. Vers 16 heures, alors que la rixe entre chauffeurs a eu lieu le matin, un groupe de jeunes baoulé, armés de machettes, gourdins et de fusils artisanaux, en provenance de Kongonoussou, sur la base de la rumeur selon laquelle un des leurs serait mort, se sont dirigés vers la grande mosquée dans le but de l’incendier. Nous les avons repoussés jusqu’au lycée. Dans ce périmètre, un gamin de 10 ans était couché, effrayé. Je me suis porté à son secours. Dès que j’ai pris l’enfant, un coup de feu est parti. Puis, deux autres. J’ai été touché à la fois à la main droite, au dos et dans les jambes. L’enfant lui, a été touché à la colonne vertébrale », témoigne Abou Ouattara dit coach, présenté comme étant le premier blessé par balles. Son témoignage rejoint pleinement celui de Siaka Bamba, l’un des fils de Bamba Abou (80 ans). Cet octogénaire a été fusillé devant sa porte après que des jeunes autochtones eurent fait irruption dans sa cour pourtant située au quartier baoulé. Il vivait d’ailleurs dans ce quartier depuis son installation à Béoumi, dans les années 1950. Sa vingtaine d’enfants y a vu le jour. « Nous sommes tous nés au quartier baoulé (QB). Le vieux était l’un des rares malinké à vivre dans ce quartier. Il était même un ami du chef de canton dont le domicile est à quelques de mètres du nôtre et ce dernier n’est même pas sorti pour venir le secourir. Pourtant, papa nous a toujours dit que le chef de canton était son frère. Le jour des faits, (16 mai, ndlr), papa est devenu l’ennemi à abattre et cela a été fait », fulmine, la voix enrouée par l’émotion, le témoin qui a lui-même frôlé la mort.

L’origine du conflit

« Des jeunes armés de fusils à double canon ont fait irruption dans la cour. Ils ont dit que celui qui vit dans leur quartier, même s’ils le connaissent et qu’ils parlent bien baoulé comme eux, restait un dioula. On les a suppliés. En vain. Ils ont fait la sourde oreille et ont tiré sur le vieux. Ils l’ont fusillé sans aucun égard pour son âge. Il est tombé et a rendu l’âme dans la cour. Ses meurtriers ont ensuite tout pillé puis incendié la maison », témoigne-t-il, en larmes. « Aujourd’hui, nous n’avons plus de mémoire. Tout est parti », témoigne ce rescapé de l’expédition punitive. Deux de ses frères, à savoir Adama Bamba et Daouda Bamba, n’ont pas eu cette chance. « Le jeudi 16 mai, peu après 8h, nous avons eu la visite d’un groupe de jeunes disant être venus venger la mort d’un des leurs qui est chauffeur de moto-taxi, lequel aurait été tué la veille lors d’une altercation avec un chauffeur de Massa (mini-car de transport en commun, ndlr), un jeune dioula. Nous leur avons demandé pardon tout en leur faisant savoir que nous n’avions rien à voir avec les faits et que nous, qui vivions avec eux depuis très longtemps, n’allions pas nous associer au meurtre d’un des leurs. Dans ce groupe, il y a plusieurs avec qui nous avons fait l’enfance. Ce groupe est parti. Un autre est venu », raconte-t-il. « Un autre groupe est venu. Eux, nous ont dit que dioula, c’est dioula. C’est comme ça qu’ils s’en sont pris à nous. Un jeune baoulé que nous avions secouru quand des Malinkés voulaient l’attaquer, est passé par derrière pour nous dire de fuir et qu’on allait nous tuer. Au même moment, les coups de feu sont partis. Moi, j’ai été touché au bras gauche et dans le dos. Mon frère, lui, a reçu des balles dans les cuisses », relève ce rescapé, qui finit par fuir également l’hôpital de la ville où il avait été évacué. « Même à l’hôpital, on veut nous faire la peau. On cherchait à en finir avec nous. C’est ainsi que, nous, qui étions dioula - bien que nous soyons les plus nombreux - avons été évacués nuitamment pour sauver nos vies », rappelle notre interlocuteur, pas disposé à retourner vivre au quartier baoulé, sur les ruines de la résidence familiale, réduite en cendres. « Moi, encore là-bas ? C’est fini ça ! », écarte-il toute éventualité de revenir dans ce quartier qui l’a vu naître, dévoilant ainsi l’état d’esprit des ressortissants de chaque communauté . « Moi, je suis née ici en 1962. J’ai tout fait ici avec mes parents établis à Béoumi avant ma naissance alors que je ne suis que leur 5ème enfant. Depuis lors, on cohabite. Et un jour, on nous dit que nous sommes des étrangers et que nous devons partir chez nous. Mais, où ? Où irons-nous ? Celui qui ne m’aime pas, qui n’aime pas ma communauté, et qui me le montre, je ne l’aime pas non plus », explose sa sœur aînée, dame Awa, qui vit au quartier Sokoura où les frères rescapés ont trouvé refuge et d’où sont partis plusieurs jeunes du commando de la vendetta.

Vendetta sourde et folie

Ces jeunes gens, qui comptent dans la matinée du jeudi 16 mai, 7 corps et une soixante de blessés, jouent désormais la carte de l’offensive. Leur cible : Kongonoussou. Il s’agit du village autochtone séparé de Béoumi par un pont sur un barrage à 2 km de la ville. Là, la vendetta est sourde et folle. Pour preuve, aucune oreille ne se dispose à entendre les cris de détresse de 2 femmes du 3ème âge, coincées dans leurs chambres en flammes. Il s’agit de Zouzou Woh N’go (95 ans) et Koffi Yobouet Juliette (75 ans). Elles finissent calcinées. Tout comme la résidence de 4 pièces. « Jeudi (16 mai, ndlr), aux environs de 10h, j'ai vu une foule venant de Béoumi. Des jeunes dioula armés de gourdins, de machettes et de fusils calibre 12. A leur arrivée dans le village, ils ont commencé à tirer dans tous les sens. J'ai couru jusqu'à la maison. Et je les ai entendus dire en dioula qu’ils sont en train de fuir. Je ne me suis pas arrêtée. J'ai pu prévenir ma cousine qui est sortie avec ses deux enfants, sans les vieilles », raconte Désiré Kouamé, qui découvre peu après les restes des deux infortunées. « Elles sont restées dans leurs chambres. Ceux qui ont attaqué le village, ont mis le feu dans la maison. Elles criaient. Personne n’est venu à leur secours. On les a retrouvées après,toutes calcinées », sanglote-t-elle au salon de la maison dont le mur noirci par le feu, atteste encore, si besoin en était, de la folie de la vendetta. « En face, vous avez la résidence d’un instituteur à la retraite. Tout y a été incendié. Comme vous le voyez, elle est calcinée. Totalement. Lui-même, ils ont tiré sur lui. Il a été blessé et est actuellement en soins au CHU de Bouaké où ses jours seraient en danger. Le pauvre instituteur, qu’a-t-il à avoir dans palabre entre des jeunes chauffeurs à la gare ? Il a été attaqué tout simplement parce qu’il est baoulé », tranche Nanan Barthélémy Angoh, membre de la chefferie du village, soulignant que Kongonoussou sort meurtri des 48 heures de folie. « Les parents ont tout perdu. Même les ustensiles de cuisine que vous voyez noircis, on ne peut plus rien en faire », s’indigne-t-il. « C’était horrible ! Pour des faits survenus en ville, pourquoi les jeunes dioula s’en prennent-t-ils à nous ? », s’emporte, pour sa part, dame Cynthia Marie Ahou Djaha. Dans la cour où elle habitait, même le robinet d’eau n’a pas été épargné. Il a été cassé. Laissant encore apparaitre la volonté de priver d’eau les familles. « C’était la guerre. Je n’ai jamais vécu ça entre dioula et baoulé ici, tellement nous sommes mélangés (intégrés, ndlr). J’ai dû fuir avec mes 5 enfants pour aller en brousse. C’est donc sur la maison qu’ils ont déversé leur colère. Tout y a été pillé et détruit. Ce qu’ils n’ont pas pu emporter, ils ont cassé avant de mettre le feu. J’ai tout perdu. Mes congélateurs de vente de jus, mes pagnes, ceux de ma maman de plus de 80 ans, même les habits des enfants, tout est parti », fulmine, le regard perdu, la commerçante.

Main politique

« Moi, je suis né ici en 1946. C’est une famille dioula qui nous nourrissait. Je ne savais pas que ce n’était pas une famille baoulé. On était tellement lié. Le dioula qui parle le baoulé ailleurs, on sait tout de suite qu’il vient de Béoumi par la manière de parler. Ce qui s’est passé, est grave. Ces agissements m’énervent », s’irrite Houphouët Djaha Félix dit Gbénougblé, qui voit des mains politiques derrière la crise de cohabitation, qui aura fait officiellement à ce jour 12 morts. « La tension qui existait depuis les élections locales n’a pas été résolue au point que cette guerre dioula-baoulé (godè) était prévisible. Mais, il n’y a eu pas de médiation pour faire baisser la tension, pourtant palpable. On savait très bien qu’une crise de cette ampleur allait se produire. Béoumi, c’est une population intégrée. Le fait est qu’il y a une main politique dans cette crise. Sinon, les deux communautés ont toujours vécu en bonne intelligence », relève Gbénougblé, dont Coach Abou partage la conviction. Selon cette victime touchée par balles de fusil artisanal, le discours de campagne pendant les élections locales de fin 2018 est en cause. « Pendant la campagne des municipales ici, le discours de mobilisation tenu dans les villages avait un fond xénophobe et ethno-tribal. Le candidat Pdci, qui a été élu n’a pas fait campagne dans les quartiers dits dioula. Et dans les villages baoulé où il passait, on disait aux populations que les dioula veulent prendre le pouvoir politique pour les chasser. Quand on tient un tel discours sur fond identitaire et que les élections finissent, il faut retourner pour dire qu’il ne s’agissait que d’un discours de mobilisation électorale. Ce ne fut pas le cas au point qu’aujourd’hui, nous, les allogènes, sommes considérés à tort comme les auteurs de tous les malheurs des autochtones au prétexte qu’on leur aurait tout pris. C’est ce discours de campagne politique qui nous a entraîné dans cette folie meurtrière », soutient-il mordicus. « Les populations ne comprennent pas le fond des pensées, des propos des hommes politiques. Ce que vous dites, en tant qu’acteurs politiques, reste dans les esprits et les gens agissent en fonction après. C’est pour cela qu’il faut soigner le discours de campagne », soutient Gbénougblé. Pour sa part, Nanan Angoh appelle à voir au-delà du positionnement politique dans le département en prévision du scrutin présidentiel de 2020. Lequel devrait opposer les candidats des deux partis alliés. A savoir le Rhdp d’Alassane Ouattara et le Pdci de son aîné Henri Konan Bédié. Selon lui, les inimitiés et crispations entre les deux communautés, même si elles se sont réveillées et exacerbées après la rupture entre les présidents Ouattara et Bédié, remontent aux frustrations et humiliations de la période de la crise née du coup d’Etat manqué de 2002, qui s’est mué en rébellion. « Quand il y a une petite situation, les jeunes gens dont nous avons accueilli les parents et qui faisaient la pluie et le beau temps pendant la rébellion, parce qu’ayant pris les armes, n’avaient à la bouche que nous sommes tous étrangers. Pis, ils disaient et que nous, baoulé-Godè, venons du Ghana. Ils n’ont aucun respect pour nous dans notre propre village. Le tuteur, ça se respecte !», avance l’autorité coutumière, que recadre un leader de la communauté malinké. « Ne masquons pas la vérité. C’est une affaire d’aujourd’hui et de demain. C’est-à-dire de 2020. Le fond de la crise est politique. Et rien d’autre. Les tensions remontent véritablement à la rupture entre les présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié à propos du Rhdp et non à la rébellion. Tant que les deux présidents étaient ensemble, il n’y avait pas de problèmes entre nos deux communautés. Maintenant qu’il y a rupture, il y a une lutte de positionnement. Malheureusement, le repli ethno-tribal est monté en première ligne et à la moindre banale étincelle, c’est l’explosion comme on vient de le constater », clarifie Moussa Bamba, chef au quartier Koko. « Les élections locales de 2018, survenues dans un contexte de rupture Pdci et Rhdp, ont gravement détérioré la paix sociale. Depuis lors, on nous dit tout le temps que nous ne sommes pas chez nous. Pourtant, nous sommes Ivoiriens. Et, ici, à Béoumi, c'est la Côte d'Ivoire. Le discours identitaire nocif est de retour », s’offusque le chef Bamba, s’attristant, par ailleurs du fait que les deux communautés se regardent toujours en chien de faïence après les folles journées des 15 et 16 mai 2019. Lesquelles ont fait 12 morts. Sur la liste, l’on relève Mamadou Bamba ; Bamba Moussa ; Bamba Abou ; Sangaré Dramane ; Dagnogo Siaka ; Barry Ali ; Zouzou Woh N’go ; Koffi Yobouet Juliette et Traoré Daouda dit Daodjan. L’identité de deux autres, dont le chemin a croisé celui de la grande faucheuse, n’est toujours pas connue.

Aude Assita Konaté, Envoyée spéciale

COMMENTS

  • Stevodog (non vérifié) 14.12.2019, 3:10 pm

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