Le pouvoir d’Abidjan a fait face en 2017 à une mutinerie qui a manqué de peu d’emporter le régime n’eut été la dextérité et la clairvoyance du régime qui est parvenu à étouffer cette mutinerie qui aura d’énormes répercussions sur le budget de l’Etat. Trois ans après les faits, la responsabilité de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro se confirme. Cette fois-ci, la révélation ne vient pas d’un proche du pouvoir. Mais c’est plutôt le PDCI RDA via son journal officiel, Le Nouveau Réveil qui a lâché la bombe dans sa livraison de ce mercredi 15 janvier 2020. Dans sa volonté de vouloir peindre en noir les trois années de primature du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le journal officiel du PDCI RDA a fini par révéler que c’est bel et bien Guillaume Soro qui était derrière cette mutinerie. « La Primature d’Amadou Gon a été inaugurée par une mutinerie de 8400 soldats qui réclamaient 12 millions de Franc Cfa chacun. Pourquoi est-ce à l’arrivée de Gon que ces soldats se sont soulevés ? » s’est d’abord interrogé Le Nouveau Réveil avant de cracher le morceau en ces termes : « Le Gouvernement Gon a peiné devant cette situation et il aura fallu Guillaume Soro pour que ces soldats retournent en caserne, non sans avoir obtenu l’argent qu’ils réclamaient ». Si l’on s’en tient à ces arguments du journal officiel du PDCI, l’on peut se rendre à l’évidence que c’est Guillaume Soro qui a donné le mot d’ordre pour que les soldats retournent en caserne. Alors question : A l’époque des faits, Guillaume Soro n’était ni Premier ministre encore moins ministre de la Défense, comment s’est-il pris pour faire repartir les mutins en caserne alors que tout le monde savait qu’il n’était pas impliqué directement dans la gestion de cette crise ? La question reste entière. Mais ce qui confirme davantage cette révélation du Nouveau réveil, c’est l’implication directe du chef de protocole de l’ex président de l’Assemblée nationale dont des tonnes d’armes ont été découvertes à son domicile de Bouaké. Tout le monde a encore en mémoire que le gouvernement, dans la gestion de cette crise maitrisait déjà la situation et un détachement des Forces spéciales était même en route pour Bouaké pour mettre de l’ordre. Ce sont ces tonnes d’armes disposées chez le bras droit de Guillaume Soro qui ont servi aux mutins de faire monter les enchères et de faire peser un gros risque de bain de sang à Bouaké. D’autres sources évoquent que des conversations téléphoniques dans l’entourage de Soro liées à cette mutinerie dans lesquelles ces proches de l’ex PAN donnaient des instructions aux mutins existent et pourraient faire l’effet d’une bombe si le gouvernement se résout à les divulguer. L’un mis dans l’autre, l’on peut aisément conclure que trois années après ce soulèvement militaire, Guillaume Soro n’était effectivement pas étranger à cette mutinerie comme l’a fait savoir le journal officiel du parti d’Henri Konan Bédié. Dire que c’est Guillaume Soro qui claqué le doigt pour que les soldats mutins retournent en caserne confirme son implication directe, surtout les tonnes d’armes qui ont servi à faire cette mutinerie étaient stockés clandestinement chez son homme de confiance. Josué K

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