Au cours de la conférence de presse animée le jeudi 26 décembre 2019 au palais dejustice au Plateau, le procureur de la République, Adou Richard, a indiqué que les mis en cause encourt un « emprisonnement à vie », ne serait-ce que pour « complotcontre l’autorité de l’Etat ». En effet, interrogé sur les sanctions encourues par les personnes impliquées dans le présumé complot avorté, Adou Richard a répondu : « Ne serait-ce que pour le complot contre l’autorité de l’Etat, c’est l’emprisonnement à vie ». C’est qu’il n’a eu de cesse de répéter que « c’est une affaire tellement grave…». Eneffet, les mis en cause sont accusés de « tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat », « complot contre l’autorité de l’Etat », « attentat », « blanchiment de capitaux ».

A en croire le procureur, des armes de guerre ont été découvertes sur des personnes interpellées alors qu’elles allaient les entreposer quelque part. Entre autres, des roquettes, des Rpg, des missiles antichars, des kalachnikovs. Les photos de ces armes ont été présentées par le procureur, lequel a également faitécouter aux journalistes l’enregistrement audio qui a été intercepté. « Si c’était un montage, on aurait rendu la bande plus audible. Ce que vous entendez, c’est ce qui a été intercepté par les services de renseignements », a rétorqué Adou Richard aux journalistes qui évoquaient l’hypothèse d’un montage s’agissant de l’enregistrement audio. Le procureur de la République s’est toutefois gardé de dire que les faits incriminés sont constitutifs d’un projet terroriste, comme pourrait le laisser penser un texte de loiauquel il a fait allusion et qui porte à la fois sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. « On n’a pas parlé d’acte de terrorisme mais de blanchiment de capitaux et complot contre l’autorité de l’Etat », a-t-il souligné. Et d’insister : « On n’a pas encore parlé d’acte de terrorisme ».

Il s’est également prononcé sur le cas des députés arrêtés et incarcérés. Selon lui, ceux-ci tombent sous le coup de l’article 92 de la Constatation. « Nous sommes dansun cas de flagrance, nous n’avons pas à demander la levée de l’immunité parlementaire », a avancé le procureur, tout en lisant le texte en question où il est dit qu’un député peut être interpellé en cas de flagrant délit. C’est un homme serein, qui s’est prêté aux questions des journalistes.

Nadia YORO

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