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Un proche de Soro dévoile une conversation téléphonique qui épingle Jean Bonin

Un proche de Soro dévoile une conversation téléphonique qui épingle Jean Bonin
Publié le: 1 février 2021
Guillaume Soro a fait espérer l'opposition ivoirienne

L'heure est aux révélations dans le camp de l'opposition politique ivoirienne. Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, le cyber-activiste pro-Soro, Peter 007, dévoile une conversation téléphonique qu'il a eue avec un proche du président du Front populaire ivoirien (Fpi), en l'occurrence Jean Bonin Kouadio. Péter 007 relève que Jean Bonin l'a appelé pendant le boycott des élections présidentielles en octobre 2020 pour en savoir plus sur une attaque que préparerait Guillaume Soro, ancien président de l'Assemblée nationale. "Toi, tu ne m'as pas appelé pour me demander à quel moment ils vont attaquer parce que c'est gâté à Abidjan ? Tu ne m'as pas appelé pour me demander de te mettre en contact avec Soro. Tu voulais parler à Kader (Fofana, ex-aide de camp de Soro radié de l'armée). Je t'ai dit que je n'étais pas au courant", a déclaré Peter 007.

 

"Plusieurs coups d'Etat déjoués" 

 

Peter 007 révèle les desseins de l'opposition ivoirienne
Peter 007 révèle les desseins de l'opposition ivoirienne 

 

Cette révélation dévoile les desseins de l'opposition ivoirienne, qui espérait un coup de force militaire contre le pouvoir d'Abidjan. Kader Fofana, ex-aide de camp de Guillaume Soro cité dans l'affaire est fiché comme celui qui a pris plusieurs contacts au sein de l'armée ivoirienne. D'ailleurs, sur ce point, plusieurs coups ont été éventrés par les fins limiers Ivoiriens dans le mois de décembre 2020. Plusieurs officiers et sous officiers ayant été contactés et recrutés pour attenter à la vie du président de la République et de plusieurs ministres ont été arrêtés. Parmi eux figurait un ancien instructeur de la gendarmerie nationale, cheville ouvrière de l'opération. Une saisie importante d'armes à feu a également été opérée.

 

"Jean Bonin Kouadio, proche d'Affi dévoilé" 

 

Jean Bonin espérait un coup d'Etat
Jean Bonin espérait un coup d'Etat 

 

Selon des sources sécuritaires, l'opération devait se dérouler en trois phases : discréditer au maximum le pouvoir par une campagne de communication bien élaborée. Sur ce point, l'opposition avait presque réussi, en témoigne le déchaînement de la presse internationale à l'orée de la présidentielle d'octobre 2020. La deuxième phase consistait à provoquer une insurrection populaire. Cela devait se faire de concert avec des organisations de la société civile et ensuite les partis de l'opposition. Cette phase n'a pas été concluante. La dernière étape consistait à frapper militairement des cibles du gouvernement. En plus du chef de l'Etat, plusieurs ministres et présidents d'institutions étaient visés. Avec l'arrestation de la chaîne devant participer au putsch, c'est tout le réseau qui a été démantelé. Aujourd'hui, c'est le regret et les révélations. L'opposition étant désormais divisée, chaque parti dégage sa responsabilité dans l'échec des actions et tente de noyer l'autre.

Jean-Baptiste ASSI