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Edito/Ridicules...opposants

L'opposition ivoirienne est vraiment ridicule

Aux Oscars du Ridicule, nos opposants feraient bonne figure! Je m'explique. Dans la bataille de la mise en place de la Commission électorale indépendante (Cei), l'organe chargé d'organiser la présidentielle du 31 octobre 2020, que n'a-t-on pas entendu? Ils ont d'abord contesté cette Cei, dénonçant ce qu'ils considèrent comme un déséquilibre. Ensuite, la bataille s'est déportée à la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples (Cadhp). Enfin, ils la recontestent, brandissant des arguments tout aussi ridicules que leur posture. Pourtant, la Cei, dans sa composition actuelle, est le fruit de l'avant dernière décision de la Cadhp du 16 novembre 2016. La Cei compte à ce jour, 1 représentant du président de la République, 1 représentant du ministre de l'Administration territoriale, 1 représentant du conseil supérieur de la magistrature, 4 représentants de la société civile, 1 représentant de l'ordre des avocats, 1 représentant du conseil national des droits de l'Homme, 3 représentants des partis membres du Rhdp, 4 représentants des partis membres de l'opposition, dont le Pdci. La communauté internationale, très au fait de la situation, s'est résolu au silence face aux exigences enfantines d'une opposition sans position.

"Des irrégulités qui portent sur 0,09% d'électeurs"

Assoa Adou et Guikahué sont les deux plus ridicules personnages de l'opposition
Assoa Adou (à gche) et Guikahué sont les deux plus ridicules personnages de l'opposition

 

Mais là où le Pdci va provoquer la stupéfaction, c'est lorsqu'il organise une conférence de presse pour relever des irrégularités sur la liste électorale. Le contentieux lui donne justement ce droit. Au lieu de faire parvenir ses observations à la Cei, le Pdci s'empresse de brandir, aux yeux du monde, des irrégularités portant sur 7000 électeurs, soit O,O9% du corps électoral estimé à 7,5 millions d'électeurs. Sacré Pdci! dont les arguments et éléments de preuves ne valent même pas le pet d'une vieille grand mère. En dépit de ses "lourdes preuves'', le candidat du Pdci s'est empressé de déposer ses dossiers de candidature, jeudi 27 août 2020. En fait, Henri Konan Bédié lui-même ne croit pas trop à cette affaire de preuves brandies par son secrétaire exécutif en chef, Pr. Maurice Kakou Guikahué, qui n'a pas hésité, en 1999 à le trahir au profit de celui qui l'a putsché. Bédié a pris son destin en main et c'est tant mieux pour lui ! Gageons qu'il continue de garder la lucidité. Sait-on jamais. Avec N'zueba, tout est possible. Bon enfin!

"Les Gor, moins lucides que Bédié"

Odette Lorougnon, à la tête de militants endoctrinés
Odette Lorougnon (en rose) est l'une des femmes les plus inconséquentes du Fpi

 

Il reste encore quelques médailles pour les Gor (Gbagbo ou rien) et les Soroïstes. Ils ont un destin commun: celui d'être radiés de la liste électorale. Ils ne peuvent faire acte de candidature. Ils bénéficieraient d'une circonstance atténuante s'ils avaient décidé de boycotter ces élections. Que non! Ils s'y accrochent comme à la prunelle de leurs yeux. Pourtant, ils avaient dénoncé cette Cei, l'accusant de tous les péchés d'Israël. On a même aperçu le secrétaire général du Fpi, tendance Gbagbo, aux côté de Guikahué, pour dénoncer les irrégularités. Curieusement, ce sont eux qui courent déposer la candidature d'un fantôme. Ils sont moins lucides que Bédié. 

"Soro, le Che Guevara du 21è siècle (?)"

Soro vend l'idée d'une transition aux autres opposants
Soro continue de vendre l'idée d'une transition aux opposants Ivoiriens 

 

Le dernier est le plus loufoque de sa génération. C'est même le plus ridicule. Il s'appelle Guillaume Soro. Certains l'appellent Victor Buut, quand d'autres lui ont attribué le sobriquet de ''papa télécommande''. Sa spécialité, c'est d'organiser des putschs. Le drame, c'est qu'il n'en réussit aucun. Au Burkina, en 2015, il a été pris la main dans le sac, confondu par une bande d'écoute téléphonique. En 2019, il a été démasqué en Côte d'Ivoire. Bien avant, il avait disputé, avec le pouvoir, la présidence de l'Assemblée parlementaire francophone (Apf). Humilié au Maroc, il s'est enfui en Europe, drapé dans la tunique de la honte. Après plusieurs conférences tonitruantes, une tentative d'arrestation manquée en Espagne, il s'est emmuré dans le silence. Aujourd'hui, coincé à la frontière franco-suisse, il vend aux autres opposants l'illusion d'une transition. Il s'est attaché les services de deux zozos, l'un, son ancien aide de camp, et l'autre, un psychopathe radié de l'armée. C'est avec ceux-là qu'il compte prendre (le pouvoir), pour utiliser l'expression de l'inconstante Affoussy Bamba Lamine, son avocate saisonnière. Soro, disais-je, a décidé de déposer sa candidature. Il croit en son étoile. N'a-t-il pas usé et abusé des œufs de poulets africains ? N'a-t-il pas sacrifié autant de chameaux et de chevaux? N'a-t-il pas fabriqué une nouvelle télécommande? Le jeune homme est assurément déconnecté. Il est encore à 60 ans en arrière. Le Che Guevara du 21ème siècle. Sacré Victor, pardon...Soro. 

Stanislas KOFFI