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Affaire "Aboubacar Hima vend des armes à la Côte d'Ivoire" : Toute la vérité !

Affaire "Aboubacar Hima vend des armes à la Côte d'Ivoire" : Toute la vérité !
Publié le: 9 septembre 2020
Le Nigeria a été secoué par une affaire d'armements

Un article paru dans le mondafrique et repris par l'agence de presse panafricaine relatif à une vente d'armes à la Côte d'Ivoire par Aboubacar Hima dit "petit Boube" fait le tour des réseaux sociaux et de la blogosphère. Dans cet article, Aboubacar Hima, présenté comme un marchand d'armes aurait vendu du matériel militaire à la Côte d'Ivoire.

À deux mois de la présidentielle, un tel article, fait sciemment, a pour but de jeter l'opprobre sur le gouvernement ivoirien. Pour en savoir davantage, nous avons contacté diverses sources. Il ressort de nos investigation que l'article en question est le résultat d'un chantage ayant mal tourné.  

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En 2015, dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram, l'armée nigériane a sollicité les industries tchèques et d'autres fabriquants de l'Europe de l'Est et du Centre dont M. Hima est le représentant ou intermédiaire. Les contrats ont entièrement été exécutés sur la base d'une avance de démarrage par la confiance des autorités nigérianes. Malheureusement, le départ du président Goodluck Jonathan va quelque peu semer la confusion. Un départ qui va profiter au chairman Ibrahim Mustafa Magu, qui saisira l'occasion pour s' accaparer les contrats passés sous Goodluck Jonathan. Magu va s'arroger des prérogatives qui ne sont pas les siennes. Il profite de sa position auprès du nouveau président pour fouiner dans les affaires de l'armée et faire du chantage à diverses personnalités. Mal lui en a pris car le sénat nigérian,jugeant son activisme suspect, décide de passer au peigne fin les biens de M. Magu. La découverte est surprenante. Il est constaté, comme l'indiquent plusieurs rapports d'enquêtes nigérians, des détournements portant sur plusieurs centaines de millions de dollars. Son dossier est en fin d'instruction par les autorités nigérianes et Magu s'apprête à répondre de ses actes devant la justice. C'est donc lui qui tirait les ficelles en tentant de noyer Aboubacar Hima qu'il essayait de spolier de tous ses biens au Nigeria. 

"Entre chantage et intox"

 

On croyait donc le dossier clos puisque l'affaire est au bout de son instruction, lorsque en juillet 2020, une journaliste tente de le réchauffer. S'appuyant sur les articles de presse et d'autres informations issues de rapports internationaux, la journaliste tente un premier chantage. Elle se heurte à toute la documentation qui existe sur l'affaire. Elle essaie d'entrer en contact avec M. Hima et échoue à se faire recevoir. "Elle dit avoir des informations relatives à la livraison d'armes à la Côte d'Ivoire. C'était tellement gros que nous en avons ri", indique une source proche de M. Hima, joint par téléphone par 2020.ci. De guerre lasse, la journaliste balance ce qu'elle croit être une information. "Aboubacar Hima a saisi ses avocats en France, Nigeria, Niger et aux États-Unis. Désormais, il a décidé de ne plus se laisser faire parce qu'il estime que la calomnie doit cesser. Tous ceux qui se rendront complices de la diffusion de ce fake répondront devant les juridictions compétentes", souligne notre informateur. 

"A Abidjan, on rigole de l'information"

 

À Abidjan, on rigole de cette information. "C'est un fake. L'armée ivoirienne n'a jamais passé de contrat d'achat d'armes avec M. Aboubacar Hima", indique une source au sein de la grande muette ivoirienne. De nos investigations, Aboubacar Hima n'a pas mis les pieds en Côte d'Ivoire depuis 2017. "Les élections ivoiriennes sont l'objet de fantasmes et de chantage. Nous verrons toutes sortes d'articles alarmistes pour discréditer le pouvoir", fait savoir un haut cadre de la majorité présidentielle ivoirienne.

"Mustafa Magu pris à son propre piège"

 

Du côté de Niamey, Aboubacar Hima demeure serein, d'autant plus qu'il possède tous les documents qui le disculpent d'une quelconque corruption. "Ceux qui ont essayé ont perdu. En voulant détruire, il faut s'assurer d'être soi même à l'abri. Ce fut le cas de Ibrahim Magu", relate avec ironie un officiel nigérian, qui estime que l'affaire est sue de tous les présidents africains. "Cette affaire pose le problème de l'éthique et de la déontologie du journalisme. Il faut s'assurer d'avoir tous les éléments avant diffusion. Malheureusement, la presse étrangère est passée maître dans l'art de la destruction des hommes d'affaires africains", commente un observateur au fait du dossier, qui invite les journalistes à plus de sérieux dans le traitement de l'information, au risque de se discréditer ou discréditer leurs victimes.

Source: 2020.c